Depuis deux ans, Mélanie Doutey enchaîne avec succès, théâtre et cinéma. Aux » Femmes en or » à Courchevel, elle a été élue » révélation de l’année « . Rencontre au sommet.
Quelle est la question que les journalistes vous posent le plus souvent ?
« Alors vous avez fait quoi exactement ? »
Et vous leur répondez quoi ?
Le Conservatoire, puis du cinéma avec « Le frêre du guerrier« , « Leïla » puis « La fleur du mal » de Chabrol et…
Plus sérieusement, dans l’aventure globale d’un film, quels sont vos pires et vos meilleurs moments ?
J’adore le tournage, parce qu’on est actif… acteur. Les échanges avec le réalisateur… Et ce que j’aime le moins, mais c’est três supportable… C’est la tournée de présentation du film. C’est délicat, car à la fois c’est bien normal d’aller défendre le film et, pour nous les comédiens, on a déjà fait et terminé notre vrai métier : jouer.
Qu’aimez-vous découvrir à la premiêre lecture d’un rôle ?
J’aime être surprise. Je veux m’amuser. Je fais ce métier pour jouer.
Quel est le film que vous avez regretté d’avoir refusé ?
Je n’aime pas les regrets.
Vous n’avez jamais regretté de ne pas être choisie pour un rôle ?
Si, mais celle qui a été prise va três bien le faire…
Qui est-ce ?
Marion Cotillard.
Au cinéma, vous préférez connaître vos textes par coeur ou les découvrir et les apprendre au fur et à mesure ?
Je les apprends trois mois avant ! Pour mieux les moduler ensuite.
Y-a-t-il quelque chose que vous appréciez chez les autres, mais pas chez vous ou sur vous ?
Le vert. J’aime cette couleur, mais elle ne me va pas.
Parmi les qualités que l’on vous trouve, quelle est celle qui est la plus vraie ?
Je suis encore une petite fille avec tout ce que cela représente. Je le revendique, mais je ne supporte pas qu’on me le fasse remarquer ! En fait, je suis naïve et impulsive.
Dans la peau de quel homme aimeriez-vous passer 24 heures ?
Le réalisateur Paul Thomas Anderson, qui a fait Magnolia et Boogie Night notamment. Je l’admire.
Si vous n’étiez pas comédienne, que feriez-vous ?
Maman ! Mais on peut faire les deux, et je compte bien m’y mettre un jour.
En cinq mots ou adjectifs, comment voyez-vous l’année 2004, professionnellement ?
Deux points d’interrogation, deux points de suspension et un point d’exclamation. (Rires !)
Si Mélanie Doutey était…
Une mode ?
Un punk bourgeois
Une invention ?
Une théiêre
Un objet inutile ?
Du papier toilette parfumé
Un inconnu qui gagne à être connu ?
Mon frêre
Un complexe ?
Mes fesses
Une bombe sexuelle ?
La soeur de Catherine Zeta-Jones et de Pénélope Cruz
Un péché capital ?
La gourmandise
Une maxime ?
Rien ne se perd, tout se récupêre
Une technique de drague qui marche ?
La « non-technique »
On commence les phrases, Mélanie les termine :…
Jouer la comédie, c’est formidable, mais…
avec les deux mains !
Je n’ai jamais vraiment compris, en ce qui me concerne, pourquoi…
j’étais brune ?
Lorsque l’on fait la somme de mes qualités et de mes défauts, on se rend vite compte que…
c’est égal à zéro !
Le plus beau mec de la terre peut me dire ce qu’il veut, ce n’est pas la peine qu’il insiste s’il n’a pas…
une grosse voiture ! (Rires)
Ce qui est dommage, c’est de ne pas savoir…
quel temps il fera vraiment demain.
Merci d’avance aux réalisateurs de ne jamais me proposer…
le rôle d’une plante !
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