Comme vous le savez, le segment réalisé par Jan Kounen (avec Mélanie Doutey) qui devait figurer dans le film « Les Infidèles » ne fait plus partie du montage final . Gilles Lellouche, qui fait ce mois-ci la couverture du magazine Première avec Jean Dujardin, explique pourquoi dans l’interview .
Vous êtes-vous fixé des limites, voire censurés ?
GILLES : Le sketch de Jan Kounen est formidable, mais on a dû le retirer au montage . D’abord parce qu’il fallait couper, sinon le film aurait été trop long, et ensuite parce que l’univers de Jan, flamboyant et démesuré, ne s’inscrivait pas dans la tonalité générale, assez réaliste . On aurait sans doute dû lui dire qu’il poussait les intentions trop loin pendant la préparation, mais l’idée de base était de laisser chaque réalisateur s’emparer de son segment .
A quoi ressemble ce sketch ?
JEAN : C’est du Feydeau trash . Ca commence comme une comédie romantique, avec une femme (Mélanie Doutey) qui vient chercher un type tout gentil dans un bar et le ramène dans une datcha en pleine forêt . Peau de bête sur le sol, feu de cheminée… Le mec est dans un rêve . Sauf que le mari de la fille – une masse – débarque et se jette sur le pauvre gars devant sa femme éplorée, qui se barre pour les observer par un judas . Et on comprend que c’est comme ça qu’elle prend son pied…
GILLES : On l’a coupé la mort dans l’âme . En plus, ma chérie joue dedans et Jérôme le Banner est dément dans le rôle du mari… Mais peut-être qu’on le réintégrera dans le DVD . Et si le film marche en salles, le distributeur est d’accord pour le ressortir avec le sketch de Jan en plus . Je compte sur vous . Soutenez ma femme !
Egalement, un autre extrait de l’interview où Gilles parle de Mélanie
Quelque chose nous dit que vous ne vous êtes pas rencontrés sur Les petits mouchoirs… Depuis quand vous connaissez-vous ?
JEAN : Alex(andra Lamy) avait tourné avec Gilles et sa chérie dans…
GILLES : … un chef-d’oeuvre !
JEAN : On va s’aimer . De mon côté, j’avais joué avec Mélanie (Doutey) dans Il ne faut jurer de rien ! Bref, on se croisait, on se reniflait… Mais c’était d’abord nos nanas qui étaient copines .
GILLES : Et puis un été, Mélanie et moi avont été invités à passer quelques jours chez Jean et Alex dans le Sud . C’était il y a environ cinq ans .
JEAN : Je suis sûr que tu t’es dit « Je vais me faire chier, il va me faire la gueule, l’autre… »
GILLES : Avoue que toi et moi, on y allait à reculons . En arrivant, tu m’a fait visiter la maison, un peu gêné, alors que les filles étaient déjà mortes de rire au bout de deux minutes .
JEAN : Je suis assez pudique, toujours réservé au début, alors que Gilou devient tout de suite ton meilleur copain . J’ai un côté méfiant, je ne sais pas pourquoi . Mais ça s’est très bien passé . En plus, on est de 1972 tous les deux .
GILLES : On a les mêmes codes, le même humour, on a grandi avec les mêmes références… On est nés à un mois d’intervalle, c’est n’importe quoi .
JEAN : Ce n’est pas n’importe quoi . Je suis ton aîné quand même.
GILLES : C’est vrai, je te dois le respect .
JEAN : Respect et obéissance. (Rire.)
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