Index Melanie Photos Medias Fanzone Site/WWW FaceBook


Les états d’art de Mélanie Doutey
Vendredi 16 septembre 2011

La semaine dernière, le magazine POINT DE VUE consacrait 2 pages à Mélanie . J’ai rajouté les scans dans la galerie ainsi que le transcript de cet article ci-dessous :

Les états d’art de Mélanie Doutey

Elle est belle, fine, enjouée, enchaîne les rôles et les succès au cinéma comme à la télévision .. Sans oublier le théâtre où on la retrouvera en septembre aux côtés de Lorant Deutsch dans une version haute en couleur du Songe d’une nuit d’été . Un Shakespeare autrement . Propos recueillis par Marianne Niermans .

NICOLAS BRIANCON, le metteur en scène, a pris le parti de transposer Le songe d’une nuit d’été dans les années 70 . La corrélation entre cette époque de revendication et l’univers de Shakespeare fonctionne parfaitement: il est question de quête de liberté, d’identité, d’épanouissement personnel . Le thème de l’amour est célébré en des termes indémodables . La modernité de cette pièce est infinie . Shakespeare entretient un rapport totalement honnête avec ses personnages . Et puis il y a cette prose admirable, ces métaphores, cette énergie terrienne et lyrique …

J’AI ADORE JOUER HILDE dans la pièce d’Henrik Ibsen, Solness le constructeur . Le démon de la jeunesse, nous le connaissons tous . Il parle à chacun de nous à un certain moment de notre vie .

J’AIMERAIS BEAUCOUP INTERPRETER Agnès dans L’Ecole des femmes . Molière met en scène la pureté . Cette jeune fille est un ange, sublime, rare . J’ai le souvenir d’avoir vu (en captation) Isabelle Adjani au Français dans ce rôle . C’était extraordinaire . Je suis également très tentée par des personnages crus, terriens . Ceux du théâtre de Tennessee Williams . Des femmes qui ont un rapport très assumé à la noirceur . Je pense à Soudain l’été dernier .

DESPERATE HOUSEWIVES, Lost, Les Soprano … Je n’y connais rien en série … Pour palier à ce manque gravissime (rires), j’ai emporté avec moi cet été The Office .

J’AI BEAUCOUP ENTENDU PARLER de La Métamorphose . Ce livre m’attire . Je ne connais pas du tout Kafka . Ce n’est pas très divertissant pour l’été, mais l’hiver n’est pas plus propice à ce genre de lecture . Il n’y a pas de saison pour découvrir un auteur de ce type … Proust aussi, je vais m’y essayer .

« TOUT CE QUE J’AIMAIS » de Siri Hustvedt est un livre magnifique : un roman sur le couple, le rôle des parents, la perte d’un enfant, le fait d’être artiste . Aussi Ennemis intimes, la correspondance de Bernard-Henri Levy et Michel Houellebecq . A travers leur relation épistolaire – très intéressante – ils rendent la philosophie accessible . On a l’impression d’être un peu moins bête …

LES BRIGITTES! ces filles ont une vraie identité . Elles parlent du couple, de la difficulté d’être mère, décrivent très justement ce que ressentent les nanas de mon âge . Avec ou sans enfant . Quittées ou pas, Jalouses ou pas … De façon un peu crue parfois . Elles sont belles, osent dire des choses que l’on a pas trop l’habitude d’entendre . Musicalement, elles ont un vrai rythme, nouveau, percutant, entraînant .

« NOS PLUS BELLES ANNEES » de Sydney Pollack… où l’amour qui fait pleurer avec tous ses ingrédients : l’impossiblité de s’aimer et la beauté du couple mythique Robert Redford et Barbra Streisand qui porte le rêve et rend tout accessible . On sait tous que l’amour est un parcours du combattant . Mais on a envie d’y croire .

GEOFFREY RUSH dans le rôle du pianiste totalement fou de Shine, et dans celui du plus délirant des comédiens britanniques de Moi, Peter Sellers, un film génial . J’adore cet acteur . Mais je ne vais pas pour autant voir tous ses films . Au cinéma, mes choix se portent principalement sur la rencontre entre un acteur, un réalisateur et un personnage .

« THE FIGHTER » de David O.Russel, est un film qui me transporte : une histoire sur le milieu de la boxe qui donne envie d’avoir un frère, de jouir de l’instant, d’avoir des rapports sains, d’aimer, de vivre sa fraternité à fond . Pour moi, un film, c’est rentrer chez soi en étant porté par une énergie . C’est merveilleux lorsque le cinéma, la littérature ou la poésie réveillent quelque chose en vous .

EGON SCHIELE ME FASCINE . La façon dont il parle du corps . De la maladie . Ces corps qui sont associés au mal . Et par delà cette souffrance, cette sensualité qu’il parvient à suggérer . Poignant .

« MARIE ANTOINETTE » par Stefan Zweig (un auteur qui revient plusieurs fois dans une vie) m’a bouleversée . Cette reine est une héroïne de roman au destin tragique . Aussi une des premières femmes à jouer sur scène . Je pense que Sofia Coppola est passée à côté du personnage . Elle en a fait une starlette . Marie-Antoinette avait une autre densité .





Please note that all comments must be approved before being displayed. There is no need to resubmit your comment if it isn't shown immediately, once it has been checked and approved it will appear. Please keep comments appropriate and on topic.