Interview avec Mélanie Doutey au festival d’Angers
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Mélanie Doutey, l’atout charme du jury

La benjamine du jury longs métrages revient sur son rôle dans le festival et sa riche actualité sur le grand écran. Tout en fraîcheur, forcément.

Jury du festival Premiers plans et Angers. Deux premières pour vous ?

J’ai déjà fait partie d’un jury dans le Festival du film asiatique (à Deauville en 2008), avec un président peu connu qui s’appelait Patrice Chéreau (rires). Angers, je ne connaissais pas, mais j’avais beaucoup entendu parler en bien du festival. Je n’ai pas encore pu visiter la ville, mais je le ferai demain matin (aujourd’hui N.D.L.R.) car je n’ai pas de films à aller voir.

Comment concevez-vous votre rôle au sein du jury ?

J’ai dû mal à le définir, mais je n’ai pas le sentiment d’être là pour juger. Je me situe plus en tant que spectatrice. Le critère est de donner un coup de pouce à un jeune réalisateur, s’il y a un talent, une prise de risque. De toute manière, tout ne peut pas être parfait dans un film, quelque soit son réalisateur, son antériorité.

Comment jugez-vous les films pour l’instant ?

J’ai vu beaucoup de vie, d’envie et certains sujets abordés avec plein de maturité.

Quelle est l’ambiance dans le jury ?

Ce sont des connards.. (rires) Non, sérieusement, je ne connaissais que Lucas. J’ai l’impression qu’on parle le même langage. C’est parfois difficile de confronter ses opinions mais c’est enrichissant. Moi je suis dans l’affectif, c’est bien d’avoir à ses côtés des regards aiguisés.

Vous êtes à l’affiche dans Une petite zone de turbulences. Quels souvenirs gardez-vous du tournage ?

Des gens extraordinaires. Michel Blanc, Miou-Miou… Cette actrice, c’est la référence. C’est aussi une des artistes les plus exquises que j’ai eu à rencontrer. Elle (est) simple et encore très curieuse.

Quels sont vos projets ?

Je jouerai dans une pièce de théâtre en septembre. Mais je ne peux pas vous en dire plus (sourire).

On vous a aussi vu dans RTT avec Kad Merad. Et vous, plutôt RTT ou travailler plus ?

Evidemment travailler plus, car je suis passionnée et que je pourrais travailler tous les jours et être sur scène en permanence (rires).

Mais attention, il n’y a aucune opinion politique derrière ce que je viens de dire !

Dans la lignée, Michel Blanc ou Kad Mérad ?

Ce sont des univers tellement différents. Avec Kad, on n’a pas arrêté de rire. Il est fidèle à sa réputation. Avec Michel, on s’est aussi très bien entendu. Presque un rapport de père-fille sur le tournage.

Recueilli par Pierrick HAMON pour Ouest-France.Fr – Jeudi 28 janvier 2010



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