Pétillante dans l’excellent Une Petite zone de turbulences, Mélanie Doutey se livre avec un plaisir manifeste à notre petit questionnaire décalé.

Propos recueillis par Bernard Achour
A quel film devez-vous votre premier souvenir de cinéma ?
Mélanie Doutey : Ce n’était pas en salle, mais c’est quand même Excalibur. J’avais quatre ans, et j’en garde l’impression grandiose d’une féerie qui ne m’a jamais quittée. Je l’ai revu depuis, et j’ai réalisé que j’avais complètement occulté sa violence.
Quel est le chef-d’œuvre “officiel” qui vous gonfle ?
M. D. : Breaking the Waves.
Quel classique absolu n’avez-vous jamais vu ?
M. D. : La Guerre des étoiles. En fait, j’ai arrêté au bout d’une demi-heure tellement j’ai trouvé ça stupide et complètement dépassé.
Quel est le film, unanimement jugé mauvais, que vous aimez quand même ?
M. D. : Dirty Dancing . Je sais que beaucoup de gens l’adorent, surtout des filles d’ailleurs, mais c’est quand même très “cuculte”. La BO me file une de ces patates !
Quel est le film que vous avez le sentiment d’être la seule à aimer ?
M. D. : Moi, Peter Sellers, un biopic d’une dureté et d’une honnêteté bouleversante avec cet acteur sublime que j’adore : Geoffrey Rush.
Quel film aimeriez-vous faire découvrir au monde entier ?
M. D. : Narco.
Quel film montreriez-vous en boucle à votre pire ennemi pour le torturer ?
M. D. : Mamma Mia !
Quel film pourriez-vous regarder tous les jours ?
M. D. : Mary Poppins, un hymne plein d’espoir à la vie. C’est même le premier film que je montrerai à ma fille, qui a aujourd’hui deux mois.
Quel film faut-il voir pour y découvrir un aspect essentiel de votre personnalité ?
M. D. : Sideways.
Un film a-t-il déjà influé sur le cours de votre vie ?
M. D. : Je crois très fort dans la force du cinéma, mais si certains films ont influencé mon humeur du moment, aucun n’a vraiment influé sur ma vie.
Quel film vous a-t-il fait verser vos plus grosses larmes ?
M. D. : N’oublie jamais, de Nick Cassavetes, avec Gena Rowlands.
Quel film vous a procuré votre plus forte émotion érotique ?
M. D. : In the Cut, de Jane Campion. Avec Mark Ruffalo !
Quel film emporteriez-vous sur une île déserte ?
M. D. : Seul au monde, avec Tom Hanks.
Quel film attendez-vous avec la plus grande impatience ?
M. D. : Le prochain Paul Thomas Anderson, dont le film Punch Drunk Love que je considère comme un des plus beaux films sur l’amour qui soit.
Quelle est la principale raison d’aller voir Une Petite zone de turbulences ?
M. D. : Parce que c’est un film que j’aimerais faire découvrir au monde entier, que je pourrais regarder tous les jours, qui renferme un aspect essentiel de ma personnalité, qu’on pourrait emporter sur une île déserte, qui peut influer sur le cours de quelques vies.
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